Plus de 50% des dispositifs d’alerte aux tsunamis de Phuket ne fonctionnent pas

tsunamisPlus de 50% des dispositifs d’alerte au tsunami de Phuket ne fonctionnent pas, et près de 80% des équipement d’alerte aux tsunamis et aux catastrophes du pays sont maintenant hors service, a déclaré le directeur général adjoint du département de prévention des catastrophes (DDPM).

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Le département prévoit de réparer tous les équipements installés dans les six provinces côtières de l’Andaman d’ici la fin Octobre, a déclaré le directeur général adjoint Kobchai Boonyaorana.

“Sur les huit tours d’alerte de Phang Nga, cinq sont hors service. Mais les quatre tours de diffusion fonctionnent” dit il, ajoutant que sur les 19 installations de Phuket, 11 ne fonctionnent pas.

M. Kobchai a indiqué que ces retard de maintenance étaient dû au transfert du Centre National d’Alerte aux Catastrophes vers le DDPM, alors qu’il était auparavant sous la responsabilité ministère de l’intérieur.

Ce transfert a été finalisé en Novembre 2016.

Il précise qu’un budget a été alloué au département, et qu’il sera utilisé pour réparer et maintenir les installations ‘par ordre de priorité’.

Excepté les systèmes d’alerte de ces six provinces, qui sont principalement dédiés aux tsunamis, d’autres systèmes d’alerte du pays sont eux dédiés a d’autres types de catastrophes, dit M. Kobchai.

“Nous disposons du budget mais les remises en état prendront du temps, et des composants doivent être importés” dit il.

Suparaporn Jakmanon, directeur général du Centre National d’Alerte aux Catastrophes, a signalé que B133 millions ont ete alloues pour la maintenance des 3,067 systèmes d’alerte.

M. Kobchai précise que d’autres canaux seront utilisés pour alerter les populations, la télévision, la radio, mais aussi l’envoi d’informations directement aux autorités provinciales, de district et locales. LINE et des SMS de notifications seront une autre possibilité, dit il.

Au niveau des communautés, les autorités locales devront employer tous les moyens a leurs dispositions pour alerter la population, la radio, les mégaphones, les sifflets et les camions équipés de haut-parleurs.

Il signale que la clé du lancement d’une alerte est l’évaluation des risques et du temps disponible avant que la catastrophe n’arrive.

“Lorsque se produit un tremblement de terre, il nous faut environ 10 minutes pour analyser les informations, et cela peut prendre de 20 a 30 minutes pour nous assurer qu’il y a des risques de tsunami” dit M. Kobchai.

Un autre facteur a considérer est la confiance des populations locales en ces systèmes d’alerte. Il faut pratiquer des exercices réguliers, dit il.

“Nous avons demandé aux victimes des récentes inondations, qui ont fait de très lourds dégâts, si elles avaient été alertées par les autorités. Elles nous ont répondu que non, qu’elles pensaient que les inondations ne seraient pas si soudaines” poursuit M. Kobchai, ajoutant que cela contribue aux doutes de la population concernant ces systèmes d’alerte.

Maitree Jongkraijug, responsable d’une équipe locale de gestion des risques en cas de catastrophe, dans la communauté de Baan Nam Khem, a Phang Nga, a indiqué que bien que les communautés sont vigilantes et prêtes à coopérer, une collaboration entre le département et les autorité locales est indispensable.

Sa communauté a rouvert dernièrement une ‘tour refuge’ construite il y a une dizaine d’années. Les droits de propriété empêchaient jusqu’ici son ouverture.

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