Super Cheap et le Chillva Market rattrapés pour promotion de l’alcool

alcoolUn magasin Super Cheap au sud de Phuket Town et des bars du fameux Chillva Market, à Samkong, ont été les premiers à être rattrapés par la campagne des autorités de santé de Phuket contre la promotion et la vente d’alcool avant le Nouvel An.

Le responsable du magasin Super Cheap situé près de l’école Dowroong Wittaya a été condamné à une amende de B3,000 pour avoir vendu de l’alcool en dehors des horaires autorisés, quand des officiels du Bureau Provincial de la Santé de Phuket (PPHO) se sont présentés dans le magasin, en tant que clients, peu après 15h, et ont pu acheter librement de l’alcool.

“Nos officiers ont obtenu un reçu indiquant l’heure de l’achat, reçu que nous avons remis à la police de Phuket Town quand nous avons déposé plainte et demandé à ce que des poursuites soient engagées” explique Natpimon Na Nakorn, une des officielles participant à l’opération.

Mme Natpimon travaille pour le Ministère de la Santé, dans le service de Prévention et de Contrôle des Maladies et Infections Region 11 de Nakhon Sri Thammarat, qui est en charge de Phuket.

Les officiels de la santé ont conduits le responsable du magasin au poste de police de Phuket Town, ou le capitaine Ronnapoom Pempoon a confirmé “Le responsable a été condamné à payer une amende de B3,000 pour avoir vendu de l’alcool en dehors des horaires autorisés. Si cela se reproduit, l’amende sera doublée à B6,000”

La loi autorise uniquement la vente d’alcool entre 11h et 14h puis entre 17h et minuit.

Cependant, il est peu probable que ce magasin enfreigne à nouveau cette loi car le PPHO va demander la révocation de la licence de vente d’alcool du magasin, signale Mme Natpimon à The Phuket News.

Cela s’applique aussi aux bars du Chillva Market, à Samkong.

“Le magasin Super Cheap est situé près de l’école Dawroong et les bars du Chillva Market sont trop proche de l’école municipale Ban Samkong” indique Mme Natpimon.

“Ces affaires seront présentées au gouverneur de Phuket afin qu’il ordonne la révocation des licences de vente d’alcool de ces établissements, et qu’aucune licence ne soit accordée à des établissements de ce secteur” ajoute t elle.

Précisément, Mme Natpimon fait remarquer que la vente d’alcool au Chillva Market est interdite car il se trouve à moins de 300 mètres d’une école.

Pire encore, nous avons découvert que les gérants de sept bars du marché vendaient encore de l’alcool sous des licences expirées il y a un an.

“Les licences de ces bars ont expiré le 31 Décembre 2016” révèle Mme Natpimon.

Sakarin Kongtrikeaw, du Département des Taxes de Phuket, a confirmé l’information.

Interrogé pourquoi les licences avaient été accordées en 2016, M. Sakarin a répondu qu’il ne le savait pas, en ajoutant “C’est aux responsables du marché de nous le dire.

“Nous comprenons que le propriétaire du marché a beaucoup investi. Il s’est rendu auprès du Département des Taxes de Phuket et à porté réclamation” dit il.

Ces interventions confirment les avertissements du PPHO indiquant que les officiels de la santé inspecteraient les établissements de l’île pour faire appliquer les lois relatives a la vente et la promotion de l’alcool.

Mme Natpimon fait remarquer qu’au Chillva Market, les gérants des établissement exerçaient en flagrante infraction de ces lois.

Les enseignes installées à l’entrée des bars ont été jugées illégales car installées dans “un espace public”. Même un ballon gonflable flottant au dessus du marché constitue une infraction, poursuit Mme Natpimon.

Bien que le marché occupe un terrain privé, la population a accès aux endroits ou ces enseignes sont visibles, explique t elle.

Les promotions “3 achetés 1 offert” représentent une infraction, signale Mme Natpimon.

“Ces logos (de marque d’alcool) font la promotion de l’alcool et sont illégaux” ajoute t elle.

Mme Natpimon rappelle aussi que l’emploi de “jolies hôtesses” dans des établissement dans le but de mettre en valeur certaines marques auprès de consommateurs potentiels, est tout à fait légal, à condition qu’elles ne sollicitent ni ne servent les clients.

“Elles doivent attendre que les clients fassent appel à elles. Alors elles ont le droit de communiquer les prix des boissons alcoolisées” dit Mme Natpimon.

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