La chambre de commerce Franco-Thai fait son bilan, change de président

Franco-ThaiMalgré un nombre d’adhérents en légère baisse, la Franco-Thai se porte bien. A l’occasion de son assemblée générale, la chambre de commerce a renouvelé une partie de son bureau et son président.

La chambre de commerce Franco-Thai (FTCC) a tenu mercredi 13 mars à l’hôtel Intercontinental de Bangkok son assemblée générale annuelle, menée par son président sortant, Alexandre Dupont, et sa directrice Sukanya Uerchuchai.

Dans un discours d’introduction, l’ambassadeur de France en Thaïlande, Jacques Lapouge, a insisté sur le rôle fondamental de cette institution, après une année 2018 qui a connu un réchauffement diplomatique entre les deux pays.

Ce rapprochement fut initié par la visite du Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, qui s’était rendu à Bangkok en février pour travailler avec ses homologues thaïlandais à l’intensification des relations économiques bilatérales. Faisant suite à ce déplacement, le Général Prayuth, Premier ministre thaïlandais, avait passé trois jours à Paris en juin pour rencontrer Emmanuel Macron et affirmer la relance des relations économiques.

L’Ambassadeur a rappelé que la Thaïlande, qui vient de prendre la présidence de l’ASEAN, reste le second partenaire économique de la France au sein de l’association, précisant que notre pays avait exporté pour 1,9 milliard d’euros de biens vers le royaume l’an passé.

« Nous avons dans le même temps importé la valeur de 2,8 milliards d’euros de produits thaïlandais, ce qui constitue un déficit non négligeable », a noté Jacques Lapouge, avant de préciser que la relation entre les deux pays reposait également sur des échanges de services, en particulier dans l’ingénierie. Dans ce domaine, le dynamisme des entreprises françaises participe à un rééquilibrage de la balance commerciale.

Et l’Union Européenne travaille activement à l’élaboration d’accords commerciaux avec l’ASEAN. Ces négociations, qui demandent du temps, pourraient conduire à un abaissement des taxes d’importation dont bénéficieraient les produits français, comme le vin ou les produits cosmétiques, entre autres.

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