La Thaïlande s’apprête à accueillir son premier Grand Prix moto

motoLes 6 et 7 octobre prochains, les meilleurs pilotes moto de la planète vont s’affronter dans trois catégories, Moto 3 (250 cc), Moto 2 (600 cc) et Moto GP (1000 cc) sur le circuit de Buriram.

La nouvelle avait été officialisée en août 2017 par l’Autorité des Sports de Thaïlande (SAT), Dorna Sports, la société qui gère la promotion et les droits TV du Moto GP et la Fédération internationale de motocyclisme (FIM). La Thaïlande est désormais inscrite pour au moins trois ans au calendrier du Moto GP, le championnat du monde de vitesse à moto, équivalent de la Formule 1.

C’est sur le fameux circuit Chang de Buriram, également certifié Formule 1 par la Fédération internationale automobile (FIA), que se déroulera la semaine prochaine la manche thaïlandaise. Sa construction, qui a coûté près de 43 millions d’euros, fut lancée en mars 2013 par Newin Chidchob, dit le « Baron de Buriram ». Cet homme d’affaires fut un temps député, avant qu’une interdiction de politique ne l’amène à se recentrer sur son fief.

Souhaitant contribuer au développement économique de sa ville, chef-lieu d’une des provinces les plus pauvres de Thaïlande, Newin y avait déjà fait installer un stade de foot, le 3e plus grand du royaume, devenu le théâtre des exploits de l’équipe locale.

Plus de 100.000 spectateurs

Si le circuit, inauguré le 4 octobre 2014, avait déjà accueilli dès mars 2015 une épreuve du championnat du monde de Superbike, l’arrivée du Moto GP constitue une véritable consécration. « C’est un bond en avant monumental pour la Thaïlande qui démontre notre capacité à accueillir un événement sportif de classe mondiale, regardé par plus de 800 millions de téléspectateurs dans le monde », de déclarait Weerasak Kowsurat, ministre du Tourisme et des Sports, le 24 septembre lors d’une conférence de presse.

Plus de 100.000 passionnés de moto sont attendus à Buriram pour cet événement qui commence le 5 octobre avec les essais libres. Un succès qui pose néanmoins le problème de l’hébergement dans une ville d’environ 30.000 habitants encore peu préparée pour l’accueil touristique de masse. De nombreux spectateurs n’ont d’autre choix que de choisir des hôtels situés à plusieurs dizaines de kilomètres de la ville.

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