Le crocodile toujours en liberté, des touristes en détresse secourus dans les vagues

touristesAlors que la traque du crocodile se poursuit le long des côtes sud ouest de Phuket, quatre touristes ont dû être secourus des vagues hier soir à Nai Harn Beach, près de l’endroit ou le crocodile a été aperçu pour la première fois.

Les quatre touristes ont été emportés vers le large par un puissant courant, et ont été secourus par les sauveteurs à environ 200 mètres de la plage, hier soir à 18h30.

Les quatre ont été ramenés sur la plage et deux ont été transportés à l’hôpital, a indiqué le ‘Phuket Naiharn Surf Lifesaving Club’.

Dans une lettre ouverte adressée ce matin à The Phuket News, l’Association Internationale du Sauvetage en Mer (ISLA) a rappelé que Nai Harn et Patong étaient les deux seules plages de l’île où sont stationnés des sauveteurs expérimentés.

“Que se passerait il ici si les sauveteurs n’étaient pas expérimentés?” interroge la lettre.

“Ceci est un avertissement au gouverneur. Traitez le problème des sauveteurs de Phuket équitablement et de manière appropriée. Mentir, sur le nombre de sauveteurs à Phuket, sur leur capacité à nager, sur leur expérience et leur équipement,  est un jeu dangereux qui aura des conséquences dramatiques” poursuit la lettre.

Les conditions météorologiques actuelles – sans vents violents, fortes précipitations et gros nuages, mais toujours avec de puissants courants – augmentent les dangers auxquels les touristes  s’exposent, ajoute l’ISLA.

“Les vagues sont moins grosses, mais cela n’est que plus dangereux, car les nageurs inexpérimentés sous estiment le danger.

“Il fait beau. C’est ce temps qui incite les gens à venir à la plage. Une fois ici, ils se disent, ‘Pourquoi ne pas aller se baigner’” explique la lettre.

Autre danger, la surutilisation des drapeaux rouges, signale l’ISLA.

“Depuis le 1er Juin, aucune zone de baignade sécurisée marquée par des drapeaux rouges et jaunes n’a été délimitée à Surin Beach. La surutilisation des drapeaux rouges finira par ne plus marcher” explique l’ISLA.

“Surutiliser des drapeaux rouges c’est crier au loup. En général, lorsque la plage se rempli de visiteurs, les drapeaux sont ignorés, et c’est à ce moment que les ennuis arrivent.

“En délimitant des zones de baignade sécurisée avec les drapeaux rouges et jaunes, les sauveteurs surveillent une meilleure zone de baignade. C’est ce qu’on appelle du ‘sauvetage préventif’. Ignorer cette stratégie, éprouvée par le temps, et engager des sauveteurs sans expérience à B9,000/mois est une bonne recette pour des catastrophes” explique l’organisation.

“Placer des drapeaux rouges sur les plages, justifiés ou non, n’est pas une stratégie efficace pour la sécurité en mer”

La lettre cite deux raisons pour la surutilisation des drapeaux rouges sur les plages de Phuket : “1) Les sauveteurs sont inexpérimentés et incapable d’identifier les zones sûres des zones dangereuses; 2) S’ils délimitent une zone de baignade sécurisée, les sauveteurs seront obligés d’y effectuer des sauvetages. Et sur de nombreuses plages les sauveteurs sont incapables de pratiquer des sauvetages”

“Le sens commun et une réelle implication dans son devoir de sécurité implique que le gouvernement doit immédiatement engager des sauveteurs expérimentés et leur fournir l’équipement nécessaire” termine la lettre.

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