Après 24 ans à la tête de Gavroche, Philippe Plénacoste passe la main

GavrocheTémoin d’un quart de siècle d’histoire de la Thaïlande, le créateur du magazine Gavroche bien connu des Francophones a décidé de passer le relais. Il revient avec lepetitjournal.com sur cette aventure

Créé le 8 juin 1994 le mensuel d’information Gavroche est devenu un organe de presse fédérateur de la communauté francophone de Thaïlande et même un peu au-delà. Après avoir passé plus de 24 ans à sa tête et publié 287 numéros, son créateur et rédacteur en chef Philippe Plénacoste a décidé de laisser son magazine vivre sa vie pour partir de son côté vers de nouvelles aventures. L’occasion pour lepetitjournal.com de revenir avec lui sur son expérience avec ce média qui aura marqué -et continuera certainement de le faire nous l’espérons- plusieurs générations d’expatriés mais aussi de Thaïlandais.

Lepetitjournal.com: Philippe Plénacoste, comment est né Gavroche ?

Philippe Plénacoste: Après une jeunesse à Paris, puis une expérience de guide de safari en Afrique, j’ai décidé de m’installer à Bangkok, qui me fascinait et me faisait peur en même temps, parce que trop grande, trop bruyante, trop vivante.

J’ai créé Gavroche avec un partenaire en juin 1994. Nous cherchions comment entrer dans une communauté qui, à l’époque, ne comptait que 1.500 personnes environ, essentiellement des chefs d’entreprise ou des restaurateurs. Et nous sommes partis sur cette idée d’un magazine parce que j’avais toujours eu depuis mes études des affinités pour la rédaction et l’écriture, sans pour autant avoir une formation de journaliste. Mon partenaire avait lui une formation commerciale, ce qui permettait de constituer un binôme complémentaire.

Notre intention était d’utiliser ce qui à l’époque n’était encore qu’une gazette bimensuelle baptisée Hexagone pour nous ouvrir des opportunités d’affaires. Ayant découvert la veille de sa sortie qu’un restaurant français portait déjà le même nom, nous avons réalisé la confusion que cela pouvait engendrer. Dans la nuit, nous avons dû changer d’appellation et, après avoir passé quelques heures au bar, nous avons couché une liste de noms. Il y avait notamment « Le canard laqué », « Le Petit Journal » et… « Le Gavroche ».

Nous avons choisi Le Gavroche pour son côté un peu espiègle et parisien, facile à retenir. Le succès fut assez rapide et de là nous l’avons vite développé pour en faire un magazine avec des couvertures en couleur et un papier de meilleure qualité.

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