Bangkok: Maison Close expose l’art érotique dans toutes ses positions

Maison CloseMaison Close est un lieu unique et hybride de Bangkok. Stephen Bessac, un Français à l’origine du concept invite à franchir la porte d’un univers habituellement caché dans lequel l’art érotique, s’expose, enivre le visiteur et jette une encre nouvelle dans le quartier de Bang Rak.

Dans cette rue déserte bordant Charoeng Krung road, un sobre symbole accroche le regard… Par le trou d’une serrure, un œil. Une curieuse invitation à découvrir un lieu qui recèle de nombreux secrets.

L’œil s’échappe vite de la serrure pour contempler ce lieu mêlant violence, érotisme, mort dans une douce caresse. Dès l’entrée, l’artiste Pokchat Worasub dévoile aux visiteurs ses photographies érotiques de femmes non professionnelles, « This is not cute » une douce provocation qui ne manque pas de charme.

Dans un autre coin de cette impressionnante pièce aux murs rouge et noir, de vieux téléviseurs diffusent des mondo-movies, des représentations du kamasutra décorent un mur, d’anciens magazines pornographiques enfermés dans une vitrine attendent qu’on les effleure. A l’étage, c’est un salon de tatouage qui se découvre, dans lequel s’applique l’artiste à l’aiguille, Tantai Cheewasopit.

« Je cherchais un lieu où je pourrais cumuler tout ça, objets de magie sexuelle, vidéos, affiches érotiques etc. », raconte Stephen Bessac, maître de ce lieu, d’une voix grave aux accents suaves. Des photos de crimes saisissent le regard, des objets bouddhiques posés un peu partout intriguent sur les faces plus cachées de la religion, l’enfer, la mort, l’amour.

« Maison de mauvaise réputation, maison du diable, maison de joie »

D’un nom et d’un propriétaire français, Maison Close s’imprègne plutôt de la richesse de la culture et de l’art thaïlandais. « C’est local, je ne fais qu’archiver des objets qui ne sont pas forcément connus », raconte Stephen, collectionneur et fouineur cultivé, qui a découvert la Thaïlande pour la première fois il y a vingt ans. « J’ai vite compris qu’il y avait autre chose, derrière le tourisme. J’ai découvert la magie sexuelle, les temples de l’enfer, des trucs hallucinants. »

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