Peng Saenpinta, quand la créativité thaïlandaise rencontre la haute-couture française

Peng SaenpintaVous ne le connaissez peut-être pas encore, mais Peng Saenpinta est un des couturiers le plus en vue dans le milieu de la mode actuellement. Ce Thaïlandais qui a installé sa marque en Charente dessine les robes pour l’élection de Miss France depuis 2015.

Il sera présent à Bangkok du 21 au 25 aout afin d’animer un stage de couture à l’Alliance Française, un retour aux origines pour celui qui a été formé et a formédans cette même institution. Il revient avec nous sur son parcours, évoquant sa passion pour la mode, la France et les nouveaux défis.

LEPETITJOURNAL.COM : Pouvez-vous revenir sur votre parcours, notamment ce qui vous a amené à la couture?

PENG SAENPINTA : Je suis né à Lampang, petit dernier, retardataire, d’une famille de 7 enfants. C’est une de mes soeurs aînées couturière qui s’est occupée de moi pendant que toute la famille travaillait dans les rizières. Je suis donc né au milieu des tissus et des machines à coudre. J’ai vite rêvé de devenir mannequin mais mes seuls jouets étant des tissus et des ciseaux, j’ai vite commencé à créer des vêtements dans ma tête !

Après un court passage dans les ateliers de céramique de Lampang pour dessiner des motifs sur les objets, j’ai décidé d’entrer en apprentissage couture dans un atelier de Bangkok. J’ai vite été chargé des finitions, broderies et perlage pour les robes de mariée et de soirée. En 1995, avant de créer ma première boutique « Je t’aime » (City Patunam) je m’inscris au cours de modélisme de l’Alliance Française de Bangkok car je ne savais toujours pas faire les patrons de vêtements. Je suis très enthousiasmé par cette formation, on me conseille de tenter des études supérieures en France, je me laisse convaincre et je m’envole pour Paris en 1997. Un an de français au CAREL de Royan, trois années de stylisme et modélisme à ESMOD Bordeaux puis Paris et j’obtiens mon diplôme en « Couture femme luxe » en 2001.

Votre carrière a connu un tournant lors de votre arrivée en France, notamment avec le concours Miss France. Dessiner et créer des robes de miss c’est un rêve de gosse, quelque chose que vous a toujours voulu faire ou une opportunité qui s’est présentée et que vous avez saisie? Comment vivez-vous ce succès?

Travailler pour les miss qui sont en permanence sous le feu des projecteurs est le rêve de tous les créateurs. J’avais déjà eu la chance, à Sofia en 2003, que la candidate qui portait ma robe ait été élue miss Bulgarie avant de participer à Miss Monde. Les médias s’étaient aussitôt emparés du fait que j’étais thaïlandais formé dans la meilleure école française.

Continuez votre lecture sur lepetitjournal.com/bangkok