Santé : La Crise Cardiaque

CoeurC’est un fait bien établi, de plus en plus de Français vivent en Thaïlande.

D’après les statistiques du Consulat, il y avait environ 6 200 Français inscrits en 2006 ; nous sommes plus de 12 000 inscrits aujourd’hui.

Face à ce doublement des inscrits en une dizaine d’année, portons notre attention sur les décès de Français en Thaïlande. 

Ils ont aussi doublé, jusqu’en 2013, puis 2014 a connu un pic avec 123 décès, pour revenir à 104 en 2015 !

Bien entendu, l’augmentation rapide du nombre de décès par rapport au nombre d’inscrits s’explique, entre autres choses, par l’âge médian des Français inscrits. Il est de plus en plus élevé, puisque nombre de compatriotes choisissent de rester en Thaïlande pour leur retraite ou bien de s’y installer après une activité professionnelle.

En conséquence, nous sommes confrontés aux mêmes soucis de santé qu’en France… à tranche d’âge comparable. Il est toutefois difficile de faire des comparaisons, car les causes de décès ne sont pas rapportées de manière similaire en Thaïlande et en France.

Cependant, le Consulat note qu’en 2014 comme en 2015, 20 de nos compatriotes sont décédés d’une crise cardiaque. Avec prudence, il est possible de penser que le risque d’une crise cardiaque serait plus élevé qu’en France !

Qu’est-ce qu’une crise cardiaque ?
La crise cardiaque est un terme générique indiquant un dysfonctionnement majeur du coeur qui, dans certaines circonstances, peut aboutir à l’arrêt cardiaque. Cette crise intervient lorsque la circulation sanguine qui alimente le coeur en oxygène est défaillante ou à l’extrême
interrompue. Le mécanisme le plus fréquent est la sténose (rétrécissement/obstruction) d’une ou plusieurs artères coronaires (artères nourricières du muscle cardiaque).

Cette obstruction est le plus souvent liée à la présence de plaques d’athérome (dépôt lipidique) qui se constituent progressivement et se développent au sein de ces artères. A partir d’un certain seuil d’obstruction et/ou dans certaines circonstances comme l’effort, l’oxygénation du coeur est alors insuffisante pouvant conduire à l’infarctus du myocarde.

D’autres causes comme le spasme artériel ou certains troubles du rythme cardiaque peuvent être à l’origine d’un déficit en oxygénation dont la durée déterminera l’ampleur des atteintes du muscle cardiaque.

Quels sont les signes les plus courants ?
Les signes varient d’un individu à l’autre et sont fonction de l’ampleur de la crise. La douleur reste le symptôme le plus classique, parfois majeure d’emblée, ou se présente sous forme d’épisodes douloureux à l’effort :
– cette douleur est thoracique, décrite comme constrictive (serrement, sensation de poids dans la poitrine), parfois abdominale ;
– classiquement, cette douleur peut se prolonger au niveau des mâchoires ou dans le bras gauche ;
– essoufflement, nausées, vomissements, palpitations, sueurs et sensation de malaises sont associés à des degrés divers.
Ces symptômes doivent conduire la personne concernée et son entourage à évoquer une crise cardiaque et à recourir à une assistance médicale urgente. Bien entendu, il convient de rester calme et d’attendre les soins.

Quels sont les facteurs de risque ?
La probabilité de survenue d’une crise cardiaque dépend de nombreux facteurs, appelés facteurs de risque.
Certains sont aujourd’hui très bien identifiés et peuvent
souvent nécessiter un accompagnement médical afin de les réduire.
On retiendra :
– le sexe masculin et l’âge supérieur à 50 ans (toutefois, de plus en plus de femmes sont concernées !) ;
– le tabac ;
– l’obésité ;
– les troubles lipidiques, en particulier l’hypercholestérolémie et l’hypertriglycéridémie ;
– l’hypertension artérielle ;
– le diabète ;
– la sédentarité ;
– la reprise du sport non adaptée après une longue période de sédentarité
– le stress.

Pour en savoir plus:
Le site Internet de la Fédération Française de Cardiologie offre de nombreuses informations sur les maladies cardiovasculaires : //www.fedecardio.org