‘Tolérance zéro’ à Maya Bay

Maya Bay“Tolérance zéro” jusqu’au 1er Octobre pour protéger l’environnement de Maya Bay, aucun accès autorisé hormis pour les officiers du parc national.

Strictement aucun visiteur n’est autorisé à accéder à la baie pendant les quatre prochains mois, a confirmé le chef du Parc National Hat Nopparat-Mu Ko Phi Phi, Worapoj Lomlim.

Les visiteurs ne sont pas non plus autorisés à débarquer dans la baie de Loh Samah, de l’autre côté de l’île, et de traverser la jungle pour accéder à Maya Bay, a expliqué M. Worapoj.

Cette option ne sera autorisée qu’à partir du 1er Octobre, a t il ajouté, et les officiers du parc limiteront à 2,000 par jour le nombre de visiteurs à Maya Bay.

Il faudra encore décider si les bateaux seront autorisés à pénétrer dan sla baie après le 1er Octobre. “Nous continuons à étudier les options”’ a déclaré M. Worapoj mercredi.

Ce sursis de quatre mois permettra à l’écosystème de la baie de se régénérer après les très lourds dégats subis par les récifs à cause des hordes de touristes qui ont visité la baie au cours des quelques dernières années.

M. Worapoj a indiqué que les efforts de ‘restauration’ du corail de la très précieuse baie “étaient déjà en cours”, sans révéler plus de détails.

Des mesures sont également en cours pour protéger les récifs de la baie voisine de Loh Samah, avec la construction d’un quai flottant qui permettra aux touristes de débarquer des bateaux. La construction de ce quai flottant sera terminée pour le 1er Octobre, a assuré M. Worapoj.

“Le quai de la baie de Loh Samah est en phase d’élaboration et sera construit par une compagnie privée” a indiqué M. Worapoj à The Phuket News lors d’une interview la semaine dernière.

“Je ne peux pas dévoiler de détails à la presse pour le moment, mais je peux vous confirmer que le quai sera construit avec des matériaux respectueux de l’environnement. Il sera construit pour rester stable pendant les tempêtes et ne causera aucun dommage aux récifs” dit il.

“Il faudra du temps pour le construire pendant la mousson. Il sera terminé aussi rapidement que possible” a t il ajouté.

En ce qui concerne les mesures de protection du corail après le 1er Octobre, M. Worapoj a expliqué que plusieurs secteurs de la baie avaient déjà été délimités par des bouées qui resteront en place après la réouverture du site aux touristes.

“Nous continuons à penser à d’autres mesures de protection” poursuit M. Worapoj.

Ailleurs, Nonthasak Marine, une des plus grande compagnies d’excursions journalière en speedboat de Phuket, a signalé que la fermeture de la baie n’avait pas d’incidence sur les réservations d’excursions.

“Cela ne nous a pas affecté” a déclaré Sittichai Buaban, responsable des vente et du marketing de Nonthasak Marine.

“Nous vendons le même nombre d’excursions, seulement au lieu d’emmener les touristes vers Maya Bay, nous les conduisons vers Phi Phi Don et vers d’autres sites populaires” dit il.

“Nous continuons à les emmener devant Maya Bay, sans dépasser les bouées installées pour empêcher les bateaux d’y accéder, et nos guides leurs expliquent et leurs montrent  que le site est fermé pour l’instant” ajoute t il.

Au sujet du système de e-tickets qui sera mis en place pour gérer les 2,000 visiteurs quotidiens après le 1er Octobre, le chef du parc Worapoj a confirmé que ses officiers  travaillaient à développer ce système.

“Actuellement ce système de e-ticket n’est pas mis en oeuvre. Pour visiter le secteur il faut acheter un ticket auprès des compagnies de tourisme, comme avant” indiquait la semaine dernière M. Worapoj.

“Il n’y a pas pour l’instant de système d’enregistrement en ligne des compagnies de tourisme et des propriétaires de bateaux. Nous n’en sommes pas encore là. Je ne peux pas non plus confirmer le prix des excursions ni où ni comment ces excursions seront proposées. Nous devons en discuter pour aboutir à une conclusion efficace” a t il ajouté.

“Comprenez que je souhaite protéger l’environnement de Maya Bay et faire appliquer cette limitation à 2,000 visiteurs quotidiens, et mettre cela en place n’est pas une chose aisée. Nous voulons que les compagnies de tourisme nous aident à protéger le site” a terminé M. Worapoj.