BOMBE A BANGKOK – La théorie du complot prend du galon

bombeComme on pouvait s’y attendre, plusieurs caméras de surveillance clés situées à l’intérieur de l’hôpital ne fonctionneraient pas, à fait savoir la police mercredi, alors que le Premier ministre Prayuth Chan-O-Cha n’a pas attendu pour annoncer mardi que les élections devraient être repoussées en raison de l’insécurité.

Les élections  risquent d’être encore une fois repoussées tant que la sécurité n’est pas assurée a annoncé mardi le Premier ministre Prayuth Chan-O-Cha au lendemain de l’explosion d’un engin de faible puissance qui a néanmoins blessé 21 personnes. L’annonce ne surprendra pas les conspirationnistes qui pensent de plus en plus fort que l’attentat a pu être fomenté par des gens proches du pouvoir pour justifier leur présence et leurs actions.
Un autre élément perturbant mais pas rare dès lors que le pouvoir est suspecté, est que 9 des 13 caméras de surveillance qui couvrent le site de l’explosion étaient hors-service le jour de l’explosion, selon la police mercredi.

Enfin, des similitudes ont été relevées  par les policiers avec la série d’explosions survenue  le 31 décembre 2006 à Bangkok.

Lundi, une bombe de faible intensité mais remplie de clous a explosé près de la salle d’attente de l’hôpital militaire du Roi Mongkut à Bangkok, faisant 21 blessés.

Les explosions de petites bombes ne sont pas rares dans le royaume, notamment dans les périodes de trouble politique, et la Thaïlande a une longue histoire d’attentats à l’explosif sur des dates symboliques perpétrés souvent par des factions politiques ou des indépendantistes liés à l’insurrection du sud musulman.

Mais il n’est pas exclu que certaines de ces actions soient de temps à autres perpétrées par le propre camp des « victimes » ou cibles supposées pour accabler le camp adverse.

Peu après le coup d’Etat militaire de 2006, alors que la junte de l’époque peinait à justifier son maintien au pouvoir, une série d’explosions le soir du réveillon avait fait trois morts et plusieurs blessés dans divers endroits de la capitale. Les auteurs de ces crimes n’ont jamais été officiellement identifiés et la plupart des caméras de surveillance étaient soit hors-service soit mal orientées. La seule piste sérieuse évoquée à l’époque par les enquêteurs, était celle « d’hommes en uniformes » proches du cercle du pouvoir ayant pu agir pour ou contre ce dernier (lire aussi notre article du 9 janvier 2007).

Retrouvez cet article sur le Petit Journal Bangkok