Désastre au Japon: 158 morts, le Premier ministre se rend sur place

JaponLe Premier ministre japonais, Shinzo Abe, doit se rendre mercredi dans la région sinistrée de l’ouest du Japon où ont péri au moins 158 personnes piégées par les inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies diluviennes.

Shinzo Abe, qui a annulé une tournée dans quatre pays (dont la Belgique et la France), a quitté Tokyo en début de matinée pour visiter la province d’Okayama, une des plus touchées avec celle de Hiroshima.

Outre les 158 morts recensés, les autorités disent être sans nouvelles de 30 autres habitants, les médias parlant de plus de 50 ou 60 disparus.

Il s’agit de la plus grave catastrophe liée à un phénomène météorologique dans l’archipel depuis 1982.

Des milliers de sinistrés étaient hébergés dans des refuges des autorités, d’autres ayant été accueillis par des proches et beaucoup s’interrogeant sur leur avenir.

En début de matinée, dans l’un de ces lieux d’hébergement improvisés, le gymnase de l’école primaire Okada du quartier Mabi à Kurashiki, 20 à 30 personnes, pour la plupart des femmes et des personnes âgées, étaient assises ou allongées sur le sol recouvert de nattes.

Des centaines d’autres étaient à l’extérieur, parties nettoyer leurs maisons. Des climatisations y ont été installées durant la nuit, la température extérieure excédant 35 degrés.

Hiroko Fukuda, 40 ans, a fui sa demeure vendredi soir seulement avec quelques vêtements. Elle n’est repassée chez elle que lundi. Le rez-de-chaussée a été dévasté du sol au plafond, placard détruit, tatamis sens dessus dessous.

« Nous conservions des photos dans la pièce de style japonais du rez-de-chaussée, des poupées traditionnelles « Hina » pour la fête des filles en mars, ainsi que mes kimonos et mon » firisode « (un type de kimono aux manches longues et fluides). Je voulais que ma fille le porte », confit-elle à l’AFP, les larmes aux yeux.

« Nous pouvons laisser les appareils ménagers partir, mais des souvenirs comme cela, non. Il est impossible de reprendre des photos d’elle quand elle avait trois ans, impossible, ça fait trop de peine », confie-t-elle.

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