Enquête sur des policiers et un procureur thaïlandais

procureur Les autorités thaïlandaises cherchent à faire la lumière sur l’implication d’un procureur d’Etat et de deux policiers sur leurs possibles liens avec des contrebandiers dans un trafic de 21 cornes de rhinocéros d’une valeur marchande de 4,7 millions d’euros retrouvées la semaine dernière dans des sacs à l’aéroport de Suvarnabhumi de Bangkok.

Deux policiers et un procureur thaïlandais de province apparaissent sur les caméras de surveillance de l’aéroport Suvarnabhumi en train d’escorter deux femmes alors qu’elles arrivent à l’aéroport international de Bangkok le 10 mars. Les deux femmes portaient les sacs où étaient entassées les cornes des rhinocéros.

Lorsque les agents des douanes, soupçonneux, ont contrôlé leurs sacs, les deux femmes ont pris la fuite, amenant les policiers à analyser les images de vidéosurveillance de l’aéroport pour retracer leurs mouvements.

C’est là que ces derniers ont remarqué que « deux policiers ainsi qu’un haut fonctionnaire du ministère de la Justice marchaient le long du hall avec les dits bagages » selon une déclaration du bureau du procureur général jeudi dernier.

Toujours d’après la déclaration, le procureur d’Etat adjoint  de la province de Saraburi, le commandant de police Worapas Boonsri, a été identifié comme suspect dans cette affaire. Il a été transféré le temps de l’enquête. Les deux autres hommes n’ont pas encore été identifiés.

La junte thaïlandaise s’est engagée à lutter contre la corruption et le commerce illégal d’animaux à travers le royaume – la Thaïlande est une plaque tournante du trafic vers les marchés d’Asie du Sud-Est et de Chine où les espèces rares sont convoitées comme animaux de compagnie, éléments décoratifs ou médicaments traditionnels.

« Il est rare de voir les gouvernements cibler la corruption » a déclaré Steven Galster, le directeur de l’organisation thaïlandaise de lutte contre le trafic d’animaux et d’êtres humains Freeland, félicitant les autorités de chercher les liens possibles entre la bureaucratie thaïlandaise et les groupes criminels.

« Mais le braconnage d’animaux sauvages et le trafic à grande échelle que nous voyons, en particulier avec les rhinocéros, ne peuvent pas se produire sans l’aide d’officiers corrompus. »

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