Expatriation : Le revers de la médaille, à ne pas sous-estimer

ExpatriationVivre à l’étranger, c’est aussi passer par des phases de solitude, de doutes et de stress. Cet aspect est souvent occulté dans les récits que nous faisons à nos proches, voire tabou. Cela ne correspond pas aux images de réussite et de vie de rêve associées à l’expatriation, or tous les expatriés les connaissent, plus ou moins douloureusement. Identifier ses difficultés, réaliser qu’elles sont « normales » permet appréhender au mieux ces états émotionnels.

C’est stimulant de partir vivre à l’étranger, gratifiant souvent, cela fait rêver peut-être ceux qui nous suivent de loin, grâce à nos blogs ou nos réseaux sociaux. Mais avez-vous remarqué que, la plupart du temps, on prend bien soin de ne poster que les images de carte postale et de minimiser les difficultés que l’on rencontre lorsque l’on parle de notre nouvelle vie ? Consciemment ou inconsciemment. Un peu de méthode Coué peut-être parfois aussi… Mais si on confie ses doutes et ses faiblesses, on peut vite faire face à l’imparable « Si c’est comme ça, tu n’as qu’à rentrer ! ». Or la réalité est souvent beaucoup plus compliquée.

Alors oui, osons l’affirmer, l’expatriation, ce n’est pas toujours tout rose, loin de là. Autant en être averti afin qu’après la période de découverte (lune de miel) à l’arrivée, on traverse la phase du choc culturel le plus sereinement possible, avant de s’adapter et de profiter pleinement de notre pays d’accueil.

Identifier les nombreux points qui rendent une expatriation délicate peut permettre une meilleure compréhension des problèmes et enlever tout sentiment de culpabilité, apaiser quelques doutes et redonner du courage, quand il en manque un peu…

Des petits bobos aux grands maux

Bien sûr, il y a les microbes, les parasites et des bactéries comme on n’en a pas chez nous… Les nuées de moustiques tigres porteurs de chikungunya, de dengue ou de malaria. Un climat bien moite, étouffant, où l’on s’enrhume à cause de la clim poussée à fond. Ou alors des nuits qui tombent à 15h et qui attaquent un peu (beaucoup) le moral.

Bien sûr, il y a aussi des produits que l’on utilisait quotidiennement et qu’on ne trouve plus. Les difficultés liées à la langue qui vous entoure, à laquelle vous ne comprenez rien (pour l’instant ?), les heures passées à distinguer les 4 tons en chinois pour essayer de les reproduire en achetant vos carottes au marché.

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