Expulsés, leurs maisons brulées, des Karens de Kaeng Krachan luttent

Karens50.000 bahts de compensation chacun, c’est ce qu’ont obtenu mardi six Karens qui réclamaient le droit de retourner sur leur terre natale après une expulsion musclée qui s’était soldée en 2011 par l’incendie de leurs habitations situées dans le parc national de Kaeng Krachan, à l’Ouest de Bangkok.

Six membres de la minorité Karen demandaient le droit de retourner sur leurs terres, mais c’est une compensation financière qu’ils ont reçus. Mardi, la Cour administrative suprême thaïlandaise leur a donné gain de cause en leur octroyant 50.000 bahts à chacun.

Devenu le parc national de Kaeng Krachan en 1981, Ban Bangkloi Bon, l’endroit où été installé la communauté depuis plus de 100 ans, était la cible des autorités. Après plusieurs tentatives d’expulsion, les autorités du parc, dirigée à l’époque par Chaiwat Limlikitaksorn, ont accentué leur répression en 2011 en brûlant 90 maisons et les réserves de blés du groupe de Karen, rappelle le Bangkok Post.

Depuis, six d’entre eux se battent devant la justice du royaume pour retrouver le droit d’habiter ces terres et être dédommagés du préjudice moral qu’ils ont subi. Ko-i Mimi, 106 ans, leader spirituel et parmi les plaignants, est né et a toujours vécu à Ban Bangkloi Bon, dans la province de Petchaburi. Aujourd’hui, il réclame le droit de retrouver sa terre natale avant de mourir, explique The Nation.

Même si une compensation leur a été accordée, les Karens de ce village entendent donc avant tout obtenir le droit de revenir sur les terres sur lesquelles ils ont toujours vécu. Le combat juridique n’est donc pas fini, comme le souligne The Nation, les Karen cherchant désormais à prouver leur présence sur le sol de Ban Bangkloi Bon avant que l’endroit ne soit certifié parc national.

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