Un garçon de 8 ans et sa famille tués deux jours après des pourparlers avec les rebelles

pourparlers avec les rebellesUn garçon de huit ans et trois de ses proches ont été tués par balles sur le chemin de l’école ce jeudi, dans le sud de la Thaïlande déchiré par une insurrection séparatiste, ont déclarés les autorités, une nouvelle qui jette un froid sur les récentes avancées pour la paix dans la région.

Jeudi matin, deux hommes armés ont ouverts le feu sur la camionnette d’un fonctionnaire local qui conduisait son fils à l’école dans la province de Narathiwat, ont rapportés la police et le porte-parole des militaires.

L’épouse et la belle-sœur du chef-adjoint du village étaient également dans la voiture, elles ont-elles aussi trouvé la mort dans l’embuscade. Deux autres personnes étaient dans la voiture mais ont survécu à l’attaque.

« C’est probablement le travail de militants essayant d’instiguer des troubles » a déclaré le colonel Ruangsak Buadaeng, commandant du poste de police du district de Ruso.

La pointe sud de la Thaïlande est le théâtre de violences depuis plus d’une décennie entre des rebelles malais-musulmans et l’Etat à majorité bouddhiste.

Au moins 6.800 personnes – pour la plupart des civils – ont été tuées dans des attaques qui ont vu les deux côtés accusés de violation des droits de l’homme.

Les rebelles visent quotidiennement les fonctionnaires locaux, les enseignants des écoles publiques et d’autres qu’ils perçoivent comme des collaborateurs à l’Etat thaïlandais.

L’attaque intervient deux jours après les pourparlers entre l’armée thaïlandaise et les rebelles qui avaient pour projet la création d’une zone de sécurité dans la région.

Cet accord était le premier du genre entre les deux camps, les négociations des dernières années n’ayant donné aucun résultat concret.

Mais les analystes ont rapidement avertis que cette mesure n’avait que peu de poids sans le support de la faction BRN, qui fournit la plupart des combattants rebelles actifs sur le terrain.

« Je ne vois pas cette annonce comme une percée majeure« , rapportait Don Pathan, un analyste thaïlandais basé dans la région rebelle, a propos de l’accord sur la zone de sécurité.

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