L’ancien policier s’explique sur un emprunt de 8M€ à un proxénète

ancien policierUn ancien chef de la police thaïlandaise a été interrogé jeudi par rapport à des emprunts d’un total de 8 millions d’euros qu’il aurait obtenus d’un patron d’un lieu de prostitution en fuite contre lequel pèsent des accusations de proxénétisme.

Une affaire qui offre une rare opportunité de d’entrevoir les liens étroits qu’il peut y avoir entre des policiers et l’industrie du sexe en Thailande.

Somyot Poompanmoung, qui aujourd’hui dirige l’Association Thaïlandaise de Football, a admis avoir reçu d’importantes sommes sous la forme de prêts de la part du patron du salon de massage « Victoria Secret », connu à Bangkok pour être un haut lieu de prostitution.

La police, avait effectué une descente le mois dernier au « Victoria Secret », dans la banlieue de Bangkok.

Les policiers y avaient trouvé plus de 100 travailleuses du sexe issues de Thailande, de Birmanie, du Laos et de Chine. Au moins 13 d’entre elles étaient manifestement des victimes de trafic humain, la plupart étant des mineures originaires de Birmanie qui avaient été contraintes de travailler là.

Un registre découvert pendant la perquisition mentionnait 20 officiels qui se seraient vu offrir nourriture, boissons et même des « massages ».

Parmi eux apparaissaient notamment un commissaire et cinq policiers, mais aussi un agent de la lutte contre le trafic humain dont le nom n’a pas été révélé ainsi qu’un agent du fisc.

L’établissement fait partie d’une myriade d’immenses et très voyants salons de massage (« massage parlour ») ayant pignon sur rue à Bangkok et qui proposent dans des chambres privées équipées de grandes baignoires des services sexuels illégaux mais néanmoins vendus ouvertement.

Les descentes dans ce genre d’endroits sont rares et se produisent généralement lorsque la police pense que des filles mineures y travaillent.

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