Le Camp Taksin, site historique des relations franco-thaïlandaises

Camp TaksinLe Camp Taksin à Chantaburi abrite le 2eme bataillon du 1er Régiment d’Infanterie de la Division des Marines de l’armée thaïlandaise. Le village de Ban Lum, situé sur la rive occidentale de la rivière Chantaburi, a été d’une importance capitale dans l’histoire thaïlandaise.

En 1767, après s’être emparé de Chantaburi par vive force, le roi Taksin y établit un camp afin d’y préparer la libération du Siam de l’invasion birmane.

En 1893, la France tente d’étendre son influence au Laos et au Cambodge, contraignant le Siam à lui concéder une partie de son territoire sur la rive droite du Mékong ainsi que les marches extérieures du Cambodge. Pendant la période d’approbation des accords, jusqu’en 1905, la France occupe Chantaburi pour assurer sa sûreté, conformément à l’article 6 de la Convention franco-siamoise signée le 3 octobre 1893.

La volonté française d’occuper Chantaburi s’expliquait par sa position stratégique permettant  le contrôle du Golfe du Siam et facilitant la surveillance des états malaisiens sous occupation britannique. Cette région était, par ailleurs, la porte des trois provinces siamoises de Battambang, Siem Riep et Srisophon, riches en ressources naturelles, au rang desquelles des mines de saphirs et de pierres précieuses.

En outre, au port situé à l’embouchure de sa rivière, Chantaburi disposait d’une importante capacité de construction navale, jusqu’à des bâtiments de 3 à 400 tonnes chantiers. Ainsi, l’occupation de Chantaburi offrait à la France le contrôle du port et des chantiers de construction navale en lui permettant de contenir les forces siamoises.

Les forces françaises établirent un camp au village de Ban Lum, aujourd’hui Camp Taksin, ainsi qu’à l’estuaire de Leam Sing. Parmi les bâtiments qu’elles construisirent alors au Camp Taksin, seuls restent aujourd’hui debout l’état-major, le dépôt d’artillerie, la section logistique, un entrepôt de matériel, l’arsenal no. 5, autrefois la poudrerie, et l’arsenal no. 6 qui, lui, est bâti sur le même plan que le Bâtiment Rouge de Laem Sing.

Après le retrait français de Chantaburi, le 8 janvier 1905, le camp a connu de multiples destinations, abritant ainsi une école, les résidences de fonctionnaires du gouvernement local ainsi que divers régiments.

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