L’enfant des rues devenu No1 thaïlandais de skate est prêt pour les JO

thaïlandaisLe numéro un thaïlandais de skateboard, Attiwat « Oat » Rueangsri, a manqué de peu la médaille aux Jeux Asiatiques, mais il vise déjà les JO de Tokyo 2020 qui verront ce sport faire ses débuts olympiques.

Du petit gosse des rues qui mangeait dans une boite de conserve au champion thaïlandais de skateboard, « Oat » Athiwat est un diplômé de l’école de la vie à la dure.

Mais ce jeune de 24 ans, abandonné par ses parents et battu par ses proches, ose se prendre a rêver des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 après une très prometteuse quatrième place aux Jeux Asiatiques de Jakarta.

Oat n’a jamais connu sa mère, et son père l’a abandonné pour devenir bonze et s’engager dans la vie monastique. A l’âge de huit ans, il était balloté d’un membre de sa famille à l’autre dans la ville de Suphanburi, à quelques heures de voiture de Bangkok.

Souvent victime de violences de la part de ceux qui veillaient sur lui, il dormait dans la rue, sans cesse la faim au ventre et personne vers qui se tourner. « Je mangeais ce que je trouvais, même du chewing-gum au sol ou des restes que je dégotais dans une poubelle, » explique Oat, la voix étranglée, en essuyant une larme sur sa joue. « Je n’avais aucun ami. »

L’issue qui permit à Oat de s’extraire de la pauvreté se présenta le jour où un étudiant lui montra quelques figures de skateboard. Il fut instantanément séduit. « Je sentais que je pouvais devenir un vrai skateboarder, » dit-il. « Lorsque je parvenais à maitriser de nouvelles figures, j’allais dormir en faisant de beaux rêves. »

Par un heureux coup du destin il se trouve que l’équipe nationale de skateboard s’entraine de temps en temps à Suphanburi. Impressionnés par l’engouement du garçon, ils lui apportèrent un skateboard lors de leur visite suivante dans le cadre de leur campagne de sensibilisation.

« Lorsque nous voyageons à travers la Thaïlande, nous voyons des garçons comme lui tout le temps, » dit Apichat Rutnin de l’Association thaïlandaise de Sports Extrêmes. « C’est un rêve d’enfant de s’en aller avec le cirque. »

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