Mékong : Les chimistes taïwanais font exploser la production de « meth »

chimistesLes chimistes taïwanais sont l’un des moteurs de la surabondance de méthamphétamine qui envahit la région du Mékong grâce à leur capacité à perfectionner la recette de manière à éviter de passer sous les radars portés sur d’autres précurseurs chimiques, ont annoncé vendredi des policiers thaïlandais.

Des saisies record, qu’il s’agisse de comprimés de méthamphétamine de basse qualité appelée « yaba » et ou la version plus puissante et plus coûteuse en cristaux, la « crystal meth », ont été effectués cette année par la police thaïlandaise.

Les experts affirment que les barons du « Triangle d’or », principalement dans l’état Wa, territoire auto-administré de Birmanie, produisent des quantités de drogue inédites. Un commerce qui pèse des dizaines de milliards de dollars chaque année, d’autant que la méthamphétamine « Made in Myanmar » parvient jusqu’aux marchés très lucratifs d’Australie et du Japon.

Cette surabondance est en partie due à de nouveaux précurseurs chimiques de drogue moins chers, a déclaré vendredi l’un des plus hauts responsables de la police antidrogue en Thaïlande, attribuant ce changement à l’expertise des chimistes taïwanais qui travaillent avec les syndicats de la drogue.

« Ils utilisent maintenant du cyanure de sodium (une substance utilisée dans chaque fabrique thaïlandaise qui n’est pas contrôlée »), explique le major-général Watchara Thipmongkol, chef de la lutte antidrogue pour le nord de la Thaïlande, où se trouve la partie du royaume qui compose le Triangle d’or.

La Thaïlande contrôle les meilleures substances permettant de produire de la méthamphétamine, notamment le P2P et les médicaments contre le rhume, l’éphédrine et la pseudoéphédrine. Cela signifie que les acheteurs et les vendeurs sur cette filière sont suivis et contrôlés.

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