Perspectives d’une nouvelle compétitivité pour l’économie thaïlandaise

compétitivitéLe 26 février, une centaine d’acteurs économiques ont participé à Bangkok au dernier séminaire de l’Association des Affaires et du Commerce des Entreprises Etrangères en Thailande (EABC).

Cette organisation, soutenue par la Commission Européenne ainsi que par une dizaine de chambres de commerce binationales, proposait d’échanger sur la nécessaire évolution de la réglementation applicable aux entreprises étrangères.

Le «Foreign Business Act (FBA)» a en effet été institué en 1999 pour préserver les entreprises locales d’une concurrence étrangère parfois trop agressive. Mais depuis 20 ans, cette réglementation a subi peu d’évolution dans le royaume, alors que les pratiques économiques du monde ont été bouleversées.

Pour Giuseppe Busini, chef de mission adjoint de la délégation de l’Union Européenne, la Thaïlande tire 19% de ses revenus touristiques de l’UE, mais ne recevant que 13% de ses investissements économiques, un rééquilibrage semble donc nécessaire.

En matière industrielle, le secteur manufacturier représente 40% de la richesse annuelle du pays alors qu’il emploie la moitié des travailleurs. Le secteur des services est, lui, largement dominant en produisant 60% de la richesse nationale. Constat partagé par le représentant du Ministère du Commerce, Vuttikrai Leewiraphan, qui reconnait de son côté que la loi peut parfois représenter un obstacle au développement rapide de l’économie thaïlandaise.

Parmi la longue liste des activités ou métiers interdits aux entreprises étrangères, on retrouve des secteurs clés comme par exemple la culture et le commerce du riz.

Mais le maintien des interdictions reste un frein majeur dans un monde où l’économie bouge rapidement, même si 19 secteurs en ont été retirés en 2017 comme c’est le cas pour les institutions et activités financières.

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