Pour les couples chinois, la tentation d’une PMA à l’étranger

PMAPour leur deuxième enfant, M. et Mme Zhang ont choisi une fécondation in vitro à l’étranger: les demandes de procréation médicalement assistée (PMA) de couples chinois explosent en Asie du Sud-Est, après l’assouplissement du contrôle des naissances décidé par Pékin.

La fin de la politique de l’enfant unique en Chine, qui permet désormais à tous les couples d’avoir deux enfants, aurait dû être une aubaine pour Zhang Yinzhe et son épouse, qui rêvaient d’agrandir leur famille et souhaitaient recourir à une fécondation in vitro (FIV) pour congeler ensuite l’embryon et différer la grossesse à plus tard.

Mais cette pratique est interdite en Chine. Les FIV y sont en outre restreintes aux couples infertiles. Et de toute façon, le boom des demandes entraîné par la nouvelle politique alimente dans les cliniques spécialisées de longues listes d’attente pouvant atteindre un an.

Alors M. et Mme Zhang ont décidé de partir en Thaïlande, comme de plus en plus de couples chinois, cherchant en Asie du Sud-Est, aux Etats-Unis ou ailleurs des solutions pour un bébé-éprouvette.

Si le traitement pour une fécondation in vitro coûte environ 30.000 yuans (3.980 euros) en Chine, il peut représenter plusieurs fois ce montant à l’étranger… mais avec des possibilités supplémentaires: M. Zhang veut ainsi profiter de la FIV pour s’assurer que son enfant sera dépourvu de défauts génétiques, un test interdit en Chine.

« Cela représente beaucoup d’argent, mais je le dépense volontiers pour la santé de la prochaine génération », insiste M. Zhang, pilote de ligne de 31 ans.

De nombreux couples choisissent aussi la procréation médicalement assistée à l’étranger pour déterminer le sexe de l’enfant à venir, les familles chinoises privilégiant traditionnellement les garçons. Là encore, la pratique est prohibée et sévèrement sanctionnée en Chine, un pays déjà hanté par un alarmant déficit de femmes, avec un ratio déséquilibré de 116 naissances de garçons pour 100 filles.

Continuez votre lecture sur lepetitjournal/bangkok