Récompense onusienne spéciale pour un garde-forestier thaïlandais

RécompenseLe garde d’une réserve naturelle de l’ouest de la Thaïlande qui avait arrêté en février un gros bonnet pour braconnage, a reçu le 22 novembre une récompense spéciale de plusieurs agences internationales liées à la lutte contre le trafic d’animaux protégés 

Wichien Chinnawong, le chef des gardes du sanctuaire animalier de Thungyai Naresuan qui avait arrêté en février Premchai Karnasuta, un magnat de la construction, pour braconnage, faisait partie des neuf institutions et personnes de toute l’Asie récompensés le 22 novembre par les Nations Unies, l’USAID, Interpol et la Freeland Foundation pour leur travail en matière de prévention de la criminalité environnementale transfrontalière.

Il a reçu une mention spéciale pour son intégrité et sa bravoure dans l’exercice de son métier.

En février dernier, une petite équipe de garde-forestiers dirigée par Wichien Chinnawong avait interpellé un groupe de chasseurs qui campaient dans la réserve animalière de Thungyai Naresuan, dans la province de Kanchanaburi. Le groupe avait été pris avec des armes et des parties d’animaux protégés.

L’un des accusés se trouvait être un puissant directeur de l’entreprise Italian-Thai Development, géant de la construction basé à Bangkok qui a notamment notamment participé à la construction de l’aéroport international Suvarnabhumi et du métro aérien BTS Skytrain. Ce dernier avait alors nié les accusations et avait rapidement été remis en liberté sous caution.

« Au moment de l’arrestation, lorsqu’il est apparu que l’un des membres du groupe était un homme d’affaires renommé, riche et influent en Thaïlande, l’équipe de gardes ne s’est pas laissée intimider et a continué à remplir sa fonction de faire respecter la loi », rappelle le communiqué du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP).

Une intégrité et un sang-froid face aux puissants qui contrastait avec l’excès de politesse affichée à l’égard du même personnage quelques jours après son arrestation par le directeur adjoint de la police Srivara Ransibrahmanakul qui s’était fendu d’un waï (salut thaïlandais) particulièrement appuyé malgré le cadre officiel de leur rencontre et que la presse thaïlandaise n’avait pas manqué de faire remarquer.

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