Scan oculaire pour suivre la trace des pêcheurs migrants en Thaïlande

Scan oculaireLa Thaïlande utilise la technique du balayage optique pour conserver la trace de ceux qui travaillent sur ses bateaux de pêche, ont déclaré des officiels jeudi, alors que le royaume cherche à réduire le travail forcé et le trafic d’êtres humains qui a récemment entaché le secteur de la pêche, connue pour avoir une main d’œuvre sous-payée. 

La très lucrative industrie thaïlandaise de la pêche, la quatrième plus importante au monde, est largement dépendant des travailleurs migrants venant du Cambodge, de Birmanie et du Laos. Mais plusieurs abus et le travail forcé documentés ont mis le commerce sous pression pour que cessent ces pratiques.

La junte thaïlandaise, qui a pris le pouvoir en 2014, avait incité l’industrie toute entière à se reformer, suite à la menace de l’Union Européenne en 2015 de bannir tous produits thaïlandais de la mer, à moins que des solutions ne soient prises.

Néanmoins, des groupes de défense des droits humains affirment que les abus ont continué, malgré des réformes largement annoncées tandis que le rapport 2017 du Département d’Etat américain sur le Trafic de Personnes maintenait la Thaïlande sur sa liste Tier 2 pour une seconde année consécutive.

Lors d’un briefing, jeudi à Bangkok pour proclamer les réformes, le ministre du travail Adul Sangsinskeo a dit que des dizaines de milliers de travailleurs avaient déjà été scannés, mais le déploiement de la mesure n’en était toujours qu’au début.

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