Corruption à Phuket : l’enquête est en cours

enqueteLe bureau de Phuket de la commission nationale anticorruption (NACC) a confirmé que l’enquête visant les officiels de Phuket pour corruption était en cours.

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“Les officiels du NACC de Phuket recueillent des preuves auprès des entreprises privées et de différentes personnes déclarant avoir subi des extorsions de la part d’officiels” indique Preechanun Pumlek, directeur du bureau provincial du NACC de Phuket a The Phuket News.

L’enquête fait suite aux ordres donnés depuis Bangkok par le secrétaire général du NACC, Sansern Poljeak, demandant d’enquêter sur les officiels de Phuket.

“Nous n’avons pas eu à étendre de recevoir des plaintes pour lancer une investigation. C’est notre travail” disait samedi M. Sansern.

M. Sansern demandait au NACC de Phuket de prendre des mesures après la réunion d’urgence organisée mardi dernier, décidée par le gouverneur Chockchai Dejamornthan, regroupant les hauts gradés de la police, des forces de sécurité et les chefs de départements de l’ile après laquelle le gouverneur avait demandé une enquête sur les soupçons de corruption formules contre les officiels de l’ile, parmi lesquels des services de la police royale thaïe.

Lors de cette réunion, il avait identifié huit secteurs principaux à surveiller pour des allégations de corruptions, suivant les soupçons formules par l’organisation nationale anticorruption de Thaïlande.

Le gouverneur Chockchai avait ordonné aux responsables d’agences gouvernementales de Phuket de lui livrer personnellement pour vendredi dernier un rapport concernant leurs propres services.

Ces rapports n’ont pas encore été rendus publics.

Interroge s’il pensait que la corruption existait parmi les officiels de Phuket, le chef du NACC à Phuket, M. Preechanun a répondu hier, “Oui, c’est une réalité.”

“Nous avons commencé notre enquête, mais la coopération des entreprises et des personnes n’est pas encore suffisante” signale M. Preechanun.

“Nous ne pourrons inculper les officiels corrompus que quand nous aurons assez de preuves, mais les gens ne veulent pas coopérer complètement car ils ne veulent pas voir la police ou l’armée prendre part aux investigations. Ils ont peur des conséquences et d’avoir des problèmes avec des officiels” dit-il.

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