La Thaïlande vers une approche plus tolérante vis-à-vis des réfugiés

réfugiésLe chef de l’immigration thaïlandaise a promis mercredi de ne pas forcer les réfugiés à rentrer chez eux « contre leur gré », après que l’appel désespéré d’une jeune Saoudienne pour éviter le rapatriement a attiré les projecteurs du monde sur la spécificité de ce hub touristique qui ne reconnaît pas les demandeurs d’asile.

La Thaïlande, qui n’est pas signataire de la convention des Nations unies sur les réfugiés, est depuis longtemps critiquée pour retenir ces derniers dans des centres de détention ou pour les renvoyer dans des régimes répressifs où ils risquent la prison ou pire encore.

De nombreux cas ne font pas la une des journaux, mais cela a changé ce mois-ci lorsque Rahaf Mohammed al-Qunun, une ressortissante saoudienne de 18 ans, est arrivée à Bangkok et a évité l’expulsion en se barricadant dans un hôtel de l’aéroport, tweetant le moment en direct.

Elle a finalement été remise à l’agence des Nations Unies pour les réfugiés en quelques jours et réinstallée au Canada en une semaine, où elle a été accueillie par la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, après son arrivée à Toronto samedi.

Al-Qunun a déclaré qu’elle avait été victime d’abus dans le royaume ultra-conservateur et qu’elle avait refusé de voir les membres de sa famille venus en Thaïlande après sa fuite.

La rapidité du traitement de son dossier fut sans précédent pour la Thaïlande, supervisé quasiment de bout en bout par le chef de l’immigration, Surachate Hakparn. Surnommé « Big Joke », cet officier fin connaisseur des médias et connu pour son franc-parler a été nommé récemment à ce poste et a promis des réformes.

– ‘Normes internationales’ –

Répondant à des questions sur le traitement réservé aux réfugiés par la Thaïlande, Surachate a déclaré lors d’une conférence au Club des Correspondants Etrangers de Thaïlande (FCCT) qu’il adopterait une nouvelle approche et que, sous sa supervision, « personne ne sera renvoyé au pays s’il ne veut pas rentrer chez lui » « .

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