L’armée va apprendre les bonnes manières aux chauffeurs de tuk-tuk et taxi de Patong

tuk-tukLes soldats de l’Armée Royale Thaïe de Phuket vont convoquer les chauffeurs de tuk-tuk et taxi de Patong pour un briefing sur “l’ajustement de leur attitude” après la vicieuse agression d’un touriste la semaine dernière.

Cette session de formation, gentiment appelée “formation des chauffeurs de transports publics, tut-tuk, taxi et moto taxi, pour un meilleur service”, sera dirigée par le Bureau des Transports de Phuket (PLTO).

Jeudi dernier, vers 23h, six chauffeurs de transport publics – de taxi, de tuk-tuk et au moins un de moto taxi – avaient tabassé deux touristes émiratis en plein milieu de Pracha Nukroh Rd devant Malin Plaza à Patong.

Les chauffeurs ont continué les touristes, les frappant notamment à plusieurs reprises à la tête, alors que ces derniers étaient au sol, ce devant de nombreux autres touristes.

La bagarre avait été filmée par un passant. Sur la vidéo on entend une femme crier pour que les agresseurs arrêtent.

Toutefois, le chef du PLTO Banyat Kantha a indiqué cette semaine que cette ‘formation’ était prévue avant l’agression.

M. Banyat, qui en tant que chef du PLTO est responsable de la délivrance des permis aux chauffeurs de transports publics de l’île, a refusé de confirmer si son agence avait pris des mesures pour prévenir qu’une telle agression ne se reproduise, ce bien que les six suspects aient été arrêtés et inculpés – et qu’il soient maintenus en détention en attendant leur procès.

“Nous avons organisé cette formation destinée aux chauffeurs de transports publics (à savoir, tous les “transports publics” de Phuket sont gérés par des compagnies privées) avant cet incident” dit il.

“Leur comportement a de toute façon besoin de s’améliorer” a t il ajouté.

Ce qui sera enseigné dans cette ‘formation’ ainsi que la manière dont ce sera enseigné est confié à l’armée, a confirmé M. Banyat.

“Je ne connais pas les détails de cette formation. Je dois m’entretenir avec les responsables de l’armée à ce sujet” indique t il.

Le lieutenant colonel Santi Sakuntanark, commandant de l’Armée Royale Thaïe à Phuket, a expliqué son rôle, “Cette formation est le travail du PLTO, mais ils ne disposent pas de suffisamment d’officiers donc nous les aidons dans cette tâche” dit il.

En ce qui concerne le comportement habituel des chauffeurs de transports publics de Phuket, le colonel Santi partage l’avis de M. Banyat.

“Leur comportement doit s’améliorer pour un meilleur service” dit il.

“Notre principal objectif est de protéger le tourisme. Nous aborderons les problèmes d’application des lois, des permis de conduire de transports publics, des emplacements de parking, du service envers les touristes et de l’extorsion” a expliqué le colonel Santi.

“J’attends qu’une centaine de chauffeurs participent à cette formation, qui sera dispensée avant Songkran” a t il ajouté.

“La formation durera deux ou trois jours, mais cela dépend du PLTO” dit il.

“Tout ce que nous voulons c’est prévenir les extorsions dans l’industrie touristique. Nous le faisons pour protéger le tourisme dans le pays” indique le colonel Santi.

Les six suspects arrêté n’ont pas obtenu de libération sous caution, a confirmé le chef de la Police de Patong le colonel Anotai Jindamanee.

“Cinq suspects sont détenus à la Prison Provinciale de Phuket. Le dernier suspect n’a pas encore 20 ans. Il sera remis au Tribunal des Mineurs de Phuket” a signalé le colonel Anotai.

“Tous ont déjà été inculpés” a t il confirmé.

Mais la police doit poursuivre son enquête, a t il ajouté.

“Nous devons encore interroger six témoins, donc nous avons demandé que les suspects soient emprisonnés à la Prison Provinciale de Phuket pendant 12 jours, entre le 30 Mars et le 10 Avril.

“Leur demande de libération sous caution a été rejetée. Si la police leur avait accordée, les suspects auraient pu s’enfuir” poursuit il.

L’Immigration de Phuket a déjà relevé les dépositions des touristes impliqués, a expliqué le colonel Anotai.

“L’Immigration de Phuket a également procédé avec les touristes à l’identification des suspects” a t il ajouté.

Les touristes ont quitté Phuket le 29 Mars, le lendemain de l’attaque.

“Nous ne savons pas qui a commencé. Nous interrogeons les personnes impliquées et les témoins, mais les touristes ont répondu aux coups” a expliqué le colonel Anotai.

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