Une catastrophe fréquente en Asie : le tsunami

tsunamiUn tsunami peut être provoquer par un séisme sous-marin ou côtier se produisant à faible profondeur (moins de 50 km de profondeur) et possédant une magnitude d’au moins 6,5 est susceptible de créer un tsunami. L’amplitude du tsunami généré augmente avec la magnitude du séisme.

A partir d’une magnitude 8, le séisme peut générer un tsunami potentiellement dévastateur au niveau d’une mer ou d’un bassin océanique. Les séismes dont la magnitude dépasse 8,7 comme celui du Japon du 11 mars 2011 et celui de Sumatra du 26 décembre 2004 (Mw 9,2) induisent des tsunamis majeurs qui provoquent des inondations le long des côtes de tout le bassin océanique concerné.

Le mouvement brusque du fond de la mer dû au séisme provoque une déformation de la surface de l’eau . Le retour à l’équilibre, sous l’effet de la force de gravité, engendre une propagation d’ondes dans l’océan. La longueur d’onde caractéristique de ces vagues (distance de crête à crête) peut atteindre une dimension colossale de plusieurs dizaines à quelques centaines de km, pour une hauteur au large dépassant exceptionnellement plusieurs dizaines de cm.

Initiation d’un tsunami induit par un séisme

Ces ondes traversent les océans en perdant peu d’énergie. Elles subissent des accélérations et décélérations en fonction de la profondeur du fond marin. En haute mer, elles se déplacent à des vitesses variant de 500 à 1 000 km/h . Mais près des côtes, la profondeur d’eau diminuant, leur vitesse diminue jusqu’à quelques dizaines de km/h. L’énergie se conservant et la longueur d’onde diminuant, la hauteur de celles-ci augmente : une vague de moins d’un mètre de hauteur au large peut ainsi grandir pour atteindre plus d’une dizaine de mètres de hauteur sur la ligne du rivage.

Propagation des vagues de tsunami

Un tsunami est constitué de plusieurs vagues qui vont inonder le littoral en général toutes les 10 à 30 minutes, pendant parfois plusieurs heures. La première vague n’est souvent pas la plus importante. Une chute rapide du niveau de la mer ou le retrait rapide de la mer sont des signes naturels avant coureurs de l’arrivée imminente de vagues de tsunami.

COMMENT PEUT ON SAVOIR QU’IL Y A UN RISQUE DE TSUNAMI ?

Dans la plupart des cas, la première vague est précédée d’une baisse rapide du niveau de la mer, ce qui fait reculer la ligne de rivage, parfois jusqu’à une très grande distance de l’ordre du kilomètre. Ce phénomène de recul rapide de la mer est une indication de l’arrivée imminente de vagues de tsunami.

QUE FAIRE EN CAS DE TSUNAMI ?

Si un tsunami se produit, sauvez vos vies, pas vos affaires. En essayant de retrouver vos affaires, vous pourriez retarder votre évacuation, ce qui peut vous faire perdre un temps précieux.
Rassemblez votre famille et partez immédiatement. Les personnes qui survivent à un tsunami agissent rapidement et ne se préoccupent généralement pas de leurs affaires qu’elles laissent en arrière.

Dirigez vers l’intérieur des terres et vers un point élevé. La première chose à faire, si cela est possible, est de vous éloigner de la côte, des lagons ou d’autres plans d’eau vers un site plus élevé ou même sur une colline ou une montagne. Continuez de vous déplacer jusqu’à ce que vous soyez au moins à 3 km de la côte ou à 30 mètres au-dessus du niveau de la mer .

QUELLES ONT ÉTÉ LES CONSÉQUENCES EN THAÏLANDE ?

La Thaïlande est un pays composé de 77 provinces regroupées en 5 régions géographiques : Nord, Isaan, Plaine centrale, Est et Sud. Cette dernière est composée de 13 provinces dont 6 furent les plus touchées par le tsunami, à savoir : Phuket, Krabi, Phang Nga (la plus touchée), Ranong, Trang et Satun.

Lorsque le tsunami a frappé les côtes de la Thaïlande, en décembre 2004, les dégâts furent colossaux, que ce soit au niveau matériel ou humain. Près de 400 villages furent rayés de la carte, plus de 3 000 maisons furent démolies et 2 000 endommagées. Il y a eu 5 395 morts, 2 845 disparus et 8 457 blessés, 2.198 millions de dollars de dégâts .

CHRONOLOGIE DU TSUNAMI 2004

0 h 58 TU (7 h 58 heure locale) : en Indonésie, le Bureau de géophysique de Djakarta détecte un séisme d’une magnitude estimée alors à 6,4 sur l’échelle ouverte de Richter sur le nord de l’île indonésienne de Sumatra. L’épicentre est localisé dans l’océan Indien, à 250 kilomètres au sud-ouest de Sumatra.

1 h 06 TU : le Centre d’alerte sur les tsunamis du Pacifique (PTWC) à Hawaii détecte les premiers signaux.

1 h 14 TU : le PTWC publie un bulletin dans lequel il fait état d’une secousse au large de Sumatra et affirme que il n’y aucun risque pour la région du Pacifique.

1 h 38 TU (8 h 38 heure locale) : une première vague déferlante de 15 à 20 mètres s’abat sur les côtes de la province indonésienne d’Aceh. Au même moment, la vague touche les Îles Nicobar. C’est cette zone qui est la plus dévastée par le raz-de-marée, car proche de l’épicentre. Publication quelques minutes plus tard du bulletin faisant référence à un risque probable pour l’Océan Indien.

1 h 58 TU : le tsunami ravage les îles situées dans la mer d’Andaman et dans le golfe du Bengale, les côtes du sud de la Malaisie et du sud de Sumatra.

2 h 43 TU : les côtes de la Thaïlande, de la Birmanie et du Sri Lanka sont à leur tour frappées.
En Thaïlande, les plages touristiques du Sud, comme Phuket, Khao Lak (11 h 05 heure locale) ou Phi Phi, sont atteintes par les murs d’eau. La pointe méridionale de la Birmanie, frontalière de la Thaïlande, est touchée juste après. Les secousses du séisme sont ressenties dans le sud du Bangladesh. Dans ce pays, les autorités n’ont alors recensé que deux victimes. En Inde, les raz-de-marée ont eu lieu au matin, notamment dans l’État méridional du Tamil Nadu (côte est). Les digues construites jadis par les Français à Pondichéry protègent cette ville avec une efficacité surprenante alors que les alentours sont dévastés. Premier bilan, les raz-de-marée ont touché plus de 800 kilomètres de côtes, depuis le nord-est jusqu’au sud.

3 h 28 TU : la vague géante déferle sur les côtes du nord de l’Inde et sur celles du Bangladesh, au fond du golfe du Bengale. Singapour est touchée, des secousses y sont ressenties. La Malaisie est protégée par Sumatra.
4 heures TU : les Maldives sont touchées à leur tour. La capitale Malé est inondée et les 1 192 îlots que comptent l’archipel sont dévastés.

4 h 21 TU : Un nouveau séisme de magnitude 5,7 est enregistré au sud de l’archipel indonésien.
9 heures TU : l’île Rodrigues, puis l’île Maurice, La Réunion et les Seychelles sont à leur tour touchées. Ces îles ont été atteintes par des vagues qui ont fait des dégâts mais aucune victime.

12 heures TU : le tsunami parvient sur les côtes africaines de la Somalie et de la Tanzanie; les dégâts sont moindres que sur les côtes asiatiques.

LA VIE CONTINUE ET LES SOUVENIRS RESTES

Signe du temps qui passe, les traces du tsunami sont presque intégralement dissipées. Aujourd’hui, tout a été reconstruit et seuls quelques panneaux indiquant les routes d’évacuation en cas d’alerte au tsunami rappellent la catastrophe. Les hôtels ont rouvert leurs portes et les touristes sont revenus en masse. «Ceux qui travaillent dans le secteur touristique sur l’île depuis 15 ou 20 ans affirment même qu’il n’y a jamais eu autant de monde à Phuket».

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