Après le déni, l’appel désespéré du gouverneur de Bangkok face au smog

BangkokLe gouverneur de Bangkok a lancé un appel à l’aide jeudi pour lutter contre le smog toxique qui enveloppe la capitale, alors que le déploiement de drones n’a pas vraiment convaincu les habitants de Bangkok.

La ville est recouverte d’un nuage de pollution depuis plusieurs semaines, suscitant des critiques de la part de la population vis-à-vis de la réponse du gouvernement, dont l’attitude a d’abord consisté à minimiser le problème avant de fermer soudainement les écoles.

Les autorités ont cherché à provoquer des pluies artificielles, à pulvériser de l’eau au sol depuis des passerelles pour fixer les micro-polluants et ont même exhorté les gens à ne pas brûler de l’encens en vue du Nouvel An chinois. Des soldats ont également été déployés pour inspecter des usines à travers le pays. Jeudi, des drones ont aspergé de l’eau pour alourdir les particules microscopiques nocives connues sous le nom de PM2,5 – un stratagème qui laisse sceptique et suscité les sarcasmes sur les réseaux sociaux thaïlandais.

Le gouverneur de Bangkok, Aswin Kwanmuang, a aggravé le sentiment de frustration général en appelant « tous les secteurs » à trouver une solution.

« Je ne sais pas tout, alors j’invite tout le monde à aider », a-t-il déclaré jeudi, en réponse aux questions des journalistes sur l’efficacité des drones. « Si nous ne faisons rien, les gens nous reprocheront de ne prendre aucune mesure. »

Son appel intervient un jour après qu’il a déclaré Bangkok « zone de contrôle », et fait fermer des centaines d’écoles jusqu’à vendredi et en annonçant l’interdiction des véhicules au diesel et les feux de toutes sortes en ville. Les contrevenants encourent trois mois de prison assortis d’une amende.

Le smog persistant est dû aux gaz d’échappement, aux brulis et à la pollution causée par les usines.

Le chef de la junte, Prayuth Chan-O-Cha a appelé les habitants de Bangkok à faire du covoiturage et demandé à l’armée de « contrôler » les usines dans les 76 provinces. « Je demanderai à l’armée d’aller vérifier chaque usine… et de me faire rapport directement », a déclaré le Premier ministre.

« Les gens se sont plaints que je ne fais pas ceci, que je ne fais pas cela, et les enfants toussent à en s’en faire sortir le sang. »

Continuez votre lecture sur lepetitjournal/bangkok