Du pénible combat contre le cancer au glamour de Miss Tiffany

cancerDans une loge remplie de sveltes glamazones en train de se maquiller et de boucler leurs longs cheveux, Nanat Arpsuwan, se tient avec sa coupe de lutin, prête pour le concours annuel de beauté transgenre Miss Tiffany.

Il y a deux ans, cette ancienne professeur de ballet a entamé un traitement par chimiothérapie contre la leucémie et le lymphome.

Aujourd’hui en rémission, elle faisait partie vendredi des 30 prétendantes à la couronne du fameux concours de beauté qui se tient chaque année à Pattaya.

« J’étais à l’article de la mort, » se souvient Nanat. La chimiothérapie, les séances de rayons et un régime agressif d’antibiotiques l’ont rendue frêle mais Nanat était néanmoins resplendissante, vendredi soir, dans sa robe mauve pale et son volant de dentelle.

« Concourir à Miss Tiffany faisait partie de ma motivation pour me soigner, » dit-elle. « Mes autres motivations sont le fait d’avoir une famille dont je dois m’occuper. »

Les personnes transgenres sont très visibles dans la société thaïlandaise, mais beaucoup se sentent traités comme des citoyens de second plan.

Le changement de sexe est considéré comme une maladie mentale depuis 2012 et la chirurgie n’est pas reconnue.

Dans sa 21e année, Miss Tiffany est perçue par les participantes comme une possibilité d’accéder à un statut plus équitable.

« Nous ne recherchons pas seulement la beauté mais des gens qui se sentent suffisamment bien dans leur peau pour représenter la communauté transgenre et LGBTQ de Thaïlande, » explique un représentant du concours.

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