Syndrome des jambes sans repos : un vrai calvaire !

SyndromeVous vous levez chaque nuit afin de soulager les fourmillements et picotements qui agacent vos jambes? Peut être souffrez-vous du syndrome des jambes sans repos ? Ce trouble, assez fréquent, longtemps méconnu et peu considéré, n’a rien de psychologique

Un drôle de syndrome !

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) ou « impatiences »est un trouble neurologique classé parmi les troubles du sommeil. Bénin et chronique, il se caractérise par des sensations désagréables au niveau des jambes qui ne peuvent être soulagées qu’en bougeant les membres inférieurs.

Les symptômes (fourmillements, picotements, démangeaisons, brûlures, courant électrique?), sont épisodiques ou permanents et d’intensité variable. Ils surviennent plus volontiers le soir et sont accentués par la position assise ou allongée.

Parfois, les jambes bougent involontairement durant le sommeil, ce qui peut gêner le conjoint. L’âge moyen d’apparition est de 35 ans, mais elle peut commencer à n’importe quel âge (les enfants peuvent en souffrir également). Les femmes sont les plus touchées.

Des symptômes vraiment pénibles !

Le SJSR est très désagréable, pas vraiment douloureux, mais parfois à la limite du supportable. Se reposer, assister à une réunion ou voyager en avion est difficile… Cette obligation de bouger, empêche souvent de dormir la nuit et les personnes atteintes appréhendent le coucher.

L’insomnie chronique qui peut en résulter entraîne fatigue, perturbation de la mémoire, de la concentration, somnolences diurnes, troubles de l’humeur (irritabilité, déprime, anxiété?) etc. La qualité de vie peut en être énormément affectée !

Quelles sont les causes ?

Le mécanisme précis de la maladie n’a pas encore été élucidé même si l’on sait maintenant que le système dopaminergique est en cause. Le syndrome peut se déclarer lors d’une grossesse, de situations médicales particulières (hyperthyroïdie, alcoolisme, polyarthrite rhumatoïde, insuffisance rénale, diabète etc.).

Certaines carences (surtout en fer), certains médicaments (anti-dépresseurs, neuroleptiques…). Parfois, plusieurs générations d’une même famille peuvent être affectées, ce qui laisse supposer une composante héréditaire.

La reconnaissance du SJSR étant relativement récente, les symptômes sont encore volontiers attribués à d’autres causes (en particulier circulatoires, artérielles ou veineuses). Les patients consultent rarement pour leurs symptômes et s’ils le font, ils ne savent pas vraiment comment les décrire ! Se plaignant de troubles du sommeil, ils découvrent parfois qu’ils souffrent de ce syndrome depuis de nombreuses années.

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