Le chef des volontaires de la police de Patong police répond à leur ‘licenciement unilatéral’

volontaires de la policeLe responsable du programme des volontaires de la police de Patong a répondu aux commentaires du chef de la police de Patong le colonel Anothai Jindamanee, qui a décidé de mettre un terme au programme pour créer sa propre équipe de volontaires, composée de citoyens bientôt patrouillant en uniforme dans les rues de Patong.

Wal Brown a dirigé depuis plus de 10 ans le programme des volontaires de la police de Patong, grâce auquel des expats multilingues de Phuket assistaient les touristes. Son courrier a été adressé directement à The Phuket News:

Mon nom est Wal Brown, et au nom des Volontaires de Liaison de la Police Internationale de la Région 8, je voudrais apporter une réponse aux commentaires, relayés la semaine dernière par The Phuket News, du colonel Anothai Jindamanee qui parlait du licenciement des volontaires de la Région 8 du programme de la police de Patong, et de la suspension de la Police Royale Thaïe du poste de police de Patong.

D’abord, je souhaite dire que cette décision unilatérale de retirer une assistance aux touristes de Patong et à la police de Patong n’est pas juste pour les touristes et pour les volontaires qui ont fourni leur aide pendant les 10 dernières années.

Nous, volontaires, ne comprenons pas pourquoi le programme a été arrêté sans être remplacé. Des dizaines de touristes viennent aux devant des volontaires chaque jour, et nous ne pouvons que leur dire d’aller au poste de police ou de demander de l’aide à un officier dans la rue.

Pour ceux qui lisent ceci et ne connaissent pas le rôle des volontaires de la Région 8, je vais essayer de vous expliquer.

Nous sommes plus de 35 volontaires de 13 pays, nous parlons à nous tous 19 langues, nous sommes ouverts et communicants et parlons tous anglais, certains parlent et lisent le thaï.

Nous connaissons la culture thaïe et comprenons beaucoup d’autres cultures.

Au cours des 10 dernières années, nous avons connu plus de 230 volontaires qui ont travaillé dans ce programme, certains y sont depuis le début, quand nous travallions pour l’Immigration après le tsunami, d’autres travaillent avec nous quelques années puis prennent leur retraite ou rentrent chez eux.

Un groupe de Kamala a organisé un programme de soutien et continue de patrouiller dans les rues et sur la plage et s’occupe des touristes.

Parmi nos tâches, nous nous rendons disponibles la journée et le soir pour aider les touristes et les expats quand ils en ont besoin. Cela peut être un appel d’un touriste, un appel d’un officier de police, un incident ou encore un rendez-vous avec un volontaire.

La plupart des problèmes dont nous nous occupons sont simples et ne demande pas l’intervention de la police, ce sont des informations que les touristes doivent connaître avant de se rendre au poste de police. Nous patrouillons aussi dans les rues et sur les plages au moins une nuit par semaine.

Parfois la police ou un touriste nous demandent de l’aide, si le touriste ne parle pas anglais, s’il souffre de démence, est perdu ou pas en mesure de retrouver son hôtel ou son resort. OUblier de prendre ses médicaments peut aggraver le problème.

Travailler au commissariat est compliqué, quand un conflit éclate entre un officier et un touriste et que nous devons faire la traduction nous finissons en conflit avec les deux parties.

Un des derniers conflit a éclaté entre le colonel à Patong et notre groupe quand nous avons exprimé notre inquiétude de voir un officier muté de la police de Patong, quand elle était encore la police de Kathu il y a plus de quatre ans, était revenu et avait déclaré qu’il créerait des problèmes pour les volontaires. Lors d’une réunion, il avait menacé que s’ils disaient quoi que ce soit de mal contre lui ou s’ils se plaignaient de lui il entamerait des poursuites contre les volontaires et les ferait emprisonner.

Les volontaires se sont souvent opposés à la police par le passé, mais sont toujours arrivés à trouver une solution. Nous savons que toutes les différences culturelles doivent être résolues afin que nous puissions travailler ensemble.

Le tourisme en Thaïlande est le grand gagnant de notre programme, depuis plus de 10 ans nos volontaires ont travaillé dans les rues et ont discuté avec les touristes dès qu’ils l’ont pu. Nous avons participé à deux séries télé, qui montraient comment nous travaillons avec la Police Royale Thaïe et expliquaient les différences culturelles entre la Thaïlande et les autres pays.

Nos volontaires ont travaillé plus de 100,000 heures au cours des dix dernières années. Tous volontairement, nous avons même payé nos uniformes, assisté des dizaines de milliers de touristes, passé des milliers de coup de téléphone à des touristes en détresse, aidé les touristes les touristes à l’hôpital, apporter de l’eau et de la nourriture à des touristes en prison, contacté les consulats et les ambassades en Thaïlande et à l’étranger… “Et tout ça gratuitement”.

Nous organisions des réunions mensuelles afin de discuter des problèmes et des inquiétudes autour de Patong depuis les informations reçues des touristes. Certains problèmes étaient rapidement traités par la police, d’autres transmis au gouvernement.

Le programme des volontaires n’était pas que quelques personnes se promenant en uniforme dans les rues pour la gloire. C’était un programme structuré avec un recrutement, une formation, une période d’essai… avant d’être validé. Tout ça sur le temps libre de l’aspirant volontaire.

Par respect pour les volontaires, je souhaiterais tous vous remercier pour le travail réalisé ensemble. Nous avons offert notre temps pour rendre les rues de Phuket et de Patong plus sûres pour les touristes.

Beaucoup nous ont adressé leurs remerciement simplement pour le fait d’avoir été là au bon moment.

– Groupe des Volontaires de la Région 8, Patong, Phuket.

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